Tu as laissé tes rêves et tes idéaux,
Tu t'es enfui là-haut,
Et chaque jour que Dieu fait ne suffit pas,
A t'oublier, je ne peux pas.
Qui est la mort pour t'arracher à mon coeur,
Qui est-elle pour me voler l'âme soeur,
Comment encore garder la foi,
Je donnerai beaucoup pour t'apercevoir encore une fois.
L'enfer t'accueille, à moins que ce ne soit le paradis,
Ces histoires de bien ou de mal, moi j'ai jamais compris,
Tout ce que je sais c'est que tu n'es plus là
Et que jamais personne ne te remplacera.
Mais où est passée notre enfance,
Pourquoi la mort t'a t-elle entraînée dans sa danse?
On ne parlait pas beaucoup,
Mais les liens du sang sont plus forts que tout.
Quelque chose s'est brisé,
Tes soeurs n'arrivent pas à en parler,
Le choc est bien trop violent, bien trop fort,
Sur elles pèsent le poids de ta mort.
C'est comme une main qui t'ensère, qui t'étouffe,
Qui te serre le cou jusqu'à ton dernier souffle,
On ne peut expliquer cette douleur,
Celle que l'on ressent au plus profond de notre coeur.
Je ne suis pas très expressive,
Je ne suis pas très démonstrative,
Mais j'écris ces quelques mots,
Pour que peut-être tu les vois de là-haut.
Mon écriture est maladroite, ce n'est pas de la fiction,
Mon écriture est maladroite, c'est l'émotion,
C'est mon coeur qui parle,
Qui hurle que nous avons mal.
Je déteste l'image de cette tombe, de ces fleurs,
Je n'arrive pas à les graver en mon coeur,
Je préfère garder l'image d'un sourire,
Quand le pire était encore à venir.
On ne se rend compte de ce que l'on perd que lorsqu'on l'a perdu,
Cette phrase est tellement vraie, il n'y a qu'à regarder ce qui n'est plus,
On peut tenter d'oublier, tout en sachant que c'est vain,
Car il est impossible d'oublier quelqu'un.